BIOGRAPHIES

“Une musique voyageuse. À cheval entre deux rives, elle tisse des liens entre les sonorités, les cultures et les êtres”

 

Le Ferraj en langue arabe est celui qui apporte

une distraction, 

un réconfort,

une consolation,

une guérison.

 


Farid Belayat

Basse et chant

Elevé par ses grands parents dans un quartier populaire de Sidi Bel Abbes (Algérie), il en héritera la poésie et l’attachement aux ancêtres. Sa rencontre avec le groupe Outsiders qui fait des reprises de Pink Floyd fut son premier tournant dans la vie. Il intégrera ce dernier comme bassiste en 2003 pour enchainer avec plusieurs autres. Sa rencontre avec le théâtre fut le second tournant. Farid considère la musique comme un exutoire, une conciliation entre l’ancien et le nouveau. Son ambivalence entre la tradition et la modernité se précise à son arrivée en France en 2014, ce qui l’amène à puiser dans la poésie bédouine Algérienne pour lui redonner vie en la mettant en musique sur des sonorités actuelles.

 

Ali Himene

Batterie et chœurs

Enfant déjà, dans son village perché sur les montagnes de Kabylie, Ali tapait des rythmes sur tout ce qui se mettait au travers de son chemin, jusqu’au jour où on a mis un instrument entre ses mains. Multi instrumentiste, c’est dans les percussions afro-cubaines qu’il a réellement développé son talent avec notamment,  un orchestre de musique latine. Il puise ses influences dans ses voyages entre l’Algérie, l’Espagne et l’Amérique Latine et on le ressent sur sa frappe à la batterie de Ferraj.

Nadji Boukarana

Guitare Solo et chœurs

Guitariste compositeur arrangeur profondément influencé par la musique africaine et noire américaine, Nadji Boukarana est né à Constantine (Algérie) dans une famille de musiciens. Le Malouf, musique arabo-andalouse, a  nourri son intérêt musical depuis le plus jeune âge. Son parcours a commencé à Chelgoum Laid où il a intégré plusieurs formations Rock, Raï et Gnawa. C’est aujourd’hui tout naturellement après 20 ans d’expérience que ses projets musicaux lui permettent de mêler les sonorités algériennes avec le rock, le jazz, la soul et le funk.

 

Hichem Belayat

Guitare rythmique et chœurs

Originaire de Sidi Bel Abbes (Algérie), il construit son parcours de musicien dès son plus jeune âge. Inspiré par l’univers musical de sa terre natale (asri-rai) et plus particulièrement du désert (chants traditionnels du Sahara), sa musique se veut nomade. Son style est imprégné de ses voyages, qui dépassent les frontières imposées. On retrouve des influences de la musique noire-africaine (Tinariwen). Sa formation musicale fut longtemps autodidacte, jusqu’à son arrivée à Marseille en 2007, où il a intégré la Cité de la Musique pour s’ouvrir au jazz. Son parcours musical s’enrichit de nombreuses rencontres l’amenant à collaborer avec plusieurs formations de jazz, reggae et desert blues .

 

Mohamed Amine Jebali

Percussions

D’origine tunisienne, Amine pratique les percussions orientales (Derbouka, Tar, Bendir, Tablas…) depuis son enfance dans la vieille Médina de Tunis où il a pu côtoyer les grands maîtres de musique tunisoise. Au-delà de sa maîtrise des rythmes orientaux, Amine est passionné par la musique Jazz qu’il a étudié au cours de Masterclasses organisées par de grands noms dans ce domaine (Al Jarreau, Billy Paul…). À Marseille, il est le percussionniste du Bigband de jazz CNRS. Il a pu concrétiser sa vision d’une musique métissée à travers ses propres créations originales mêlant des rythmes savants arabes, turcs, et africains.


 

L’ Anecdote 

C’est un soir de réveillon, un 24 décembre, à l’extérieur les gens s’affairent, c’est le moment de claquer sa prime, jeter son salaire, faire chauffer sa carte pour un plaisir éphémère. Tandis que cinq orphelins de Père-Noël, artistes sans le savoir et sans jamais se l’avouer, sauf bien entamés au comptoir, se pressent au supermarché du coin pour quelques vivres et un peu de vin. Jusque-là, Ferraj n’existe pas.

« Allo ? Oui, rendez-vous chez Hichem, prends ton instrument ! » Hichem nous attend. Ali se met au fourneau et prépare un canard à l’orange digne d’un vrai réveillon à la française. Farid ouvre la première bouteille avec l’habileté d’un maître sommelier. Nadji fait le DJ et nous fait découvrir quelques nouvelles pépites d’Afrobeat nigérian. Le canard cuit, la musique s’arrête, le jam s’entame, la basse vibre, le vin monte, les karkabou claquent, le cajón résonne, la guitare électrique se distord, le canard cuit toujours, le vin monte, la transe s’élève, Ferraj naît, le canard est trop cuit !